Je ne dirais pas que c'est un superbe poème s'il était de moi... Il y a quelques temps, je l'ai trouvé dans un roman, et je l'ai trouvé tellement beau que je l'ai copié. Maintenant, je veux vous le faire partager...
Si je suis le premier à mourir
Que le chagrin n'obscurcisse pas ton ciel.
Sois fière mais modérée dans ton deuil.
C'est un changement et non une absence.
Comme la mort fait partie de la vie,
Le mort vit éternellement dans le vivant.
Et toutes les richesses de notre voyage,
Les moments partagés, les mystères explorés,
Les instants de bonheur emmagasinés,
Tout ce qui nous a fait rire, pleurer ou chanter,
La neige illuminée par le soleil ou les premiers bourgeons du printemps,
Le langage muet des regards et des caresses,
Le savoir,
Ce qu'on donne et ce qu'on reçoit,
Ne sont pas des fleurs qui se fanent,
Ni des arbres qui s'abattent et pourrissent,
Ni des pierres
Même les pierres ne peuvent résister au vent et à la pluie
Qui avec le temps réduisent en sable les pics puissants des montagnes.
Ce que nous étions, nous le sommes.
Ce que nous avions, nous l'avons.
Un passé conjoint devenu présent impérissable.
Aussi quand tu te promeneras dans les forêts où nous nous promenions
Et que tu chercheras en vain mon ombre sur la berge tachetée,
Ou que tu t'arrêteras sur la colline comme nous le faisions pour regarder le paysage.
Et que tu repèreras quelque chose, chercher ma main,
Et ne la trouvant pas, laisse le chagrin s'insinuer en toi,
Ne bouge pas.
Ferme les yeux.
Respire.
Ecoute mes pas dans ton coeur.
Je ne suis pas parti, je me promène en toi.
"Le coeur des flammes" p 322-323
Nicolas EVANS
Présenté par Tifet...


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