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En chacun...  posté le lundi 01 janvier 2007 16:32

C’est en chacun de nous
C’est une magie
Au dessus de tout.
C’est la vie, notre vie…
Serons-nous plus heureux
A nous entretuer ?
Est-ce vraiment mieux
Quand on est le dernier ?

La haine, la guerre
La peur, la colère
Pourquoi souffrir
Alors qu’on peut tous vivre ?
Pourquoi punir
Quand on peut vite ?

Une larme sur ma joue,
Je tombe à genoux…
Pour vous supplier…
Pour vous implorer…
Aimez-vous…
Même pas beaucoup
Mais aimez-vous…
Aimez nous …

Nous vivons sous le même ciel
Nous mourrons sous le même ciel
Cette terre qui nous porte
Peut-elle être assez forte
Pour voir ses enfants se tuer
Tous jusqu’au dernier ?

C’est en chacun de nous
il suffit de le trouver
De voir que nous souffrons pareils
Car nous sommes à vous pareils
C’est en chacun de nous
C’est une magie
Qu’on appelle vie.
C’est ensemble qu’on peut la trouver
Ensemble pour vivre…
Ensemble aimer…
A jamais…
A vos côtés aimer et vivre…
 
 
 
Pourquoi ne pourrions-nous pas vivre ensemble ? Malgré nos différences, malgré nos différents ?
 
Tifet 

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je ne sais pas...  posté le dimanche 21 janvier 2007 18:31

Je ne la sens plus.
Je ne la vois plus.
Je ne sais pas où elle est.
Je ne sais pas si elle s'est perdue.

Je n'en suis même plus capable.

Oui, je parle d'elle, d'Emma. Je la sentais, je la voyais, elle vivait à travers moi, elle était moi comme j'étais elle. Je savais les sentiments qu'elle éprouvait.

Et là, pendant deux insupportables jour, je l'ai senti souffrir... Je la voyais dans la douleur comme jamais je ne l'avais vu...

Mais, à ce moment là, je la sentais encore, elle était encore présente. Et ça fait une semaine que je l'ai perdu. Je ne sais pas décrire ça, mais elle a toujours été chacun des moments de ma vie, et là je ne la sens plus. Je ne sais plus ce qu'elle éprouve.

Ca me trouble énormément. J'ai peur...

Et les quelques secondes où elle revient dans mon âme, je ressens juste de la douleur, de la douleur.

Maintenant, la seule chose que je suis capable de ressentir en elle, c'est de la douleur.

Pourquoi ? Dites le moi...


Je sais que beaucoup ne croivent pas à l'idée d'une vie après la mort, je ne suis même pas sûre d'y croire moi aussi. C'est peut-être quelque chose que j'ai crée pour me rassurer après tout. Mais même si vous possédez la preuve que rien n'existe après la mort, ne brisez pas le rêve que j'ai batî. Ca me rassure de savoir qu'elle est encore quelque part. Ca me rassure de savoir que quelque part, elle est en vie.

Gwen

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Aujourd'hui ou demain ?  posté le mardi 20 février 2007 12:53

Si ça ne sert vraiment à rien

pourquoi attendre demain ?

Si les rêves que l'on fait

doivent tous s'envoler...

 

Aujourd'hui je sens

mon coeur battre en dedans

Alors pourquoi j'ai peur ?

Je m'accroche au bonheur...

Si ce n'est pas pour moi,

Je le crée et voilà...

Ma vie prend ses couleurs

Et je sens mon petit coeur.

Je ne sais quoi dire

Je ne veux pas mourir.

Car la vie devant moi

Me tend les bras.

Si parfois j'ai froid

Je me rappelle ça.

Même si c'est loin

Je suis ce chemin.

 

 

Si j'attend demain...

C'est que je veux le voir...

De demain ou d'aujourd'hui

Moi je choisis la vie !

 

 


 

Ne cherchez pas trop ce que ça veut dire.... Les mots se sont écrits seuls sur mon clavier sans les contrôler vraiment.

Et comme j'ai été coupé dans mon élan premier (il faut bien manger), je l'arrête ainsi.

 

 

Tifet

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J'ai trouvé du soleil...  posté le mardi 20 février 2007 13:22

J'ai trouvé du soleil... Sans le chercher vraiment. Là où je vis, il y en a pas mal mais dans les coeurs il fait parfois bien gris.

Mais je sais que j'ai une famille qui m'aime, des amis sur qui je peux compter. Alors j'ai du soleil dans le coeur, du soleil dans mon âme.

Et il y a ce petit bout qui en a apporté un peu plus encore. Je ne le vois pas souvent mais dès qu'il me sourit ou qu'il m'appelle mon coeur est heureux.

 

Sans m'étendre sur ma vie, j'ai trouvé du soleil... Et j'en trouverais encore à mesure que j'avancerais.
La vie nous fait des surprises et les plus belles sont faites d'amour. L'amour familiale, l'amour entre amis, l'amour tout court...

A nous de trouver nos soleils...

 

 

 

Tifet

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Ensemble  posté le mardi 20 février 2007 13:32

Ce n'est plus trop la saison ^^ mais j'ai un petit conte de Noël à vous faire partager. C'est moi qui l'ai écrit...


 

Noël. La fête des enfants. Une fête de famille. Une fête où on oublie tout pour être ensemble et partager.

Oui, pour elle Noël c'était cela. Toute sa famille, les gens qui comptaient étaient autour d'elle.

" Dis mamie... Tu nous raconte comme c'était Noël avant ? " Marie était assise sur le pouf jaune du salon avec son petit frère. Leurs yeux noisette brillaient de curiosité. Pierre hocha la tête avec un grand sourire qui lui demandait de raconter. Oui raconter... ils aimaient tant quand elle leur racontait des histoires. Les deux plus grands la regardaient aussi : ils ne croyaient plus trop aux contes de Noël mais les récits de leur grand-mère étaient en général passionnants. Andrée tourna la tête vers sa deuxième fille qui acquiesa. Le repas n'était pas encore prêt.

Bien calée dans son fauteuil, elle parcourut son auditoire du regard : sa seconde fille était sur le siège à côté d'elle, derrière elle son mari appuyé au dossier, ses deux premiers petits-enfants Florence et Jérome sur les accoudoirs d'un autre fauteuil, au milieu d'eux leur père et enfin les deux derniers Marie et Pierre sur le vieux pouf. Le grand-père était dans la cuisine avec leur première fille Annick en train de surveiller la cuisson de la dinde. Tout le monde était prêt à l'écouter.

Elle ne pouvait pas leur raconter ses vrais Noël. Cela n'avait pas d'intérêt : savoir que ses frères sa sœur et elle avaient plus souvent des mandarines que des cadeaux pour cette fête n'avait rien de magique... Pour elle cette fête devait être magique...

Je me souviens d'un Noël en particulier : je devais avoir dans les 6-7 ans comme toi Florence. Nous habitions au Maroc dans la ferme familiale -comme vous le savez-. Pour Noël, la maison était en effervescence : papa avait emmené les garçons attraper un coq dans la basse-cour, mémé gardait le petit dernier en tricotant son énième gilet pour l'un d'entre nous. Antoinette et moi étions avec maman dans le jardin potager. Il fallait que l'on prenne de beaux légumes pour la soupe du soir et surtout pour le midi même.

On était le 25 décembre. A minuit, on s'était tous rendu à l'église pour écouter la messe et on avait bien chanté. Aujourd'hui on allait avoir droit à un repas de fête.

On était accroupie toutes les deux à côté des plants de haricots verts choisissant les plus jolis pour les mettre dans notre panier. Plus loin, maman tirait sur les pieds de pommes de terre puis essuyait les tubercules sur le tablier de sa robe bleu. Il ne faisait pas froid mais nous étions au Maroc. En hiver soufflait ce vent du nord qui apportait de la mer une certaine douceur et nous respirions normalement après l'étouffant été.

Antoinette m'attrapa un pan de ma robe et me força à m'accroupir à côté d'elle.

" Regardes ! " murmura-t-elle. J'allais lui demander quoi... Mais mon regard fut attirer par quelque chose de brillant au milieu des plants de haricots. C'était petit mais la lumière (est-ce vraiment de la lumière ? Je ne sais pas mais pour moi c'en était bien...) qui en émanait était assez vive. De couleur blanche, elle virait au vert avec les feuilles d'haricot qui se trouvait au-dessus d'elle. Plus téméraire que ma sœur aînée j'avançai ma main, poussant quelques feuilles pour découvrir la source de la lumière. On aurait dit un papillon... mais deux grands yeux verts nous fixaient terrifiés... La chose était toute petite, mais elle me fit penser à une petite femme... avec des ailes blanches et translucides. Aucune de nous ne bougea. Nous deux petites filles étaient trop surprises par notre découverte pour plus oser bouger, et la petite créature semblait avoir peur de nous. Nous devions être des géants pour elle.

" Dépêchez-vous les filles, il est temps de rentrer. Le repas ne va pas se préparer sans nous. " Maman nous appela et nous ne devions plus tarder. Il fallait que l'on se décide vite... Que faire de cette créature de lumière ?

" Tu crois que c'est un ange ? demandai-je à Antoinette

  • Elle est bien petite pour un ange... Mais je ne vois pas ce que ça pourrait être d'autre, avoua-t-elle.
  • Prenons-la avec nous pour la montrer aux garçons...
  • Mais pourquoi ? Laissons-la ici plutôt... Nous reviendrons la voir plus tard.
  • Et si elle s'en va ? Non, moi je la prend. " Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle était toute fine et quand je l'attrapai je craignis de lui faire un mal. Je la mit dans la poche de ma robe et la lumière qu'elle dégageait baissa un peu.
  • " Regardes ! Tu lui fais trop peur Andrée... Reposes-la... "

Mais je ne lui répondis pas et courus rejoindre notre mère qui nous attendait à l'entrée du potager. Antoinette, déçue que je ne l'écoute pas, traîna les pieds jusqu'à la maison.

Les garçons étaient regroupés autour de moi et de ma main tendue. A l'intérieur de celle-ci, se tenait la petite fée... J'étais sure que c'était une fée. Elle était plus confiante maintenant avec moi mais la présence de mes trois frères lui faisait quand même assez peur.

" Et tu l'a trouvée dans le jardin ?, me demanda pour la troisième fois Joseph mon cadet.

  • Montre-la moi Andrée ! , trépignait Alphonse qui était le plus petit.
  • Mais laissez-la un peu tranquille, vous ne voyez pas qu'elle a peur la petite... "affirma Dominique fier de son autorité d'aîné.

Ils se turent tous et curieux ils l'observèrent en silence. Ses petites ailes, son petit nez, ses petits yeux qui étaient trop grands mais qui restaient beaux et envoûtants, ses cheveux verts et lisses... Elle était belle, je trouvais.

Le vent se leva, et une étrange mélodie emplit l'air autour de nous. On se regarda les uns les autres surpris. Mon regard se porte vers la fée : elle tenait ses petites mains jointes sur sa poitrine, la tête renversée vers l'arrière, ses cheveux portés par la brise. De sa minuscule gorge sortit une voix claire et douce. Elle chantait. Une aura blanche l'entoura me réchauffant les mains.

Le ciel se couvrit doucement de nuages gris. D'où venaient-ils ? Un instant avant le ciel était bleu et le soleil franc et doux. Le vent se fit plus pressant, et la petite fée continuait de chanter. On ne savait plus si on devait avoir peur ou pas... La mélodie de la fée était apaisante : on aurait dit une berceuse.

" Je veux vous faire un cadeau car vous êtes de gentils enfants, curieux mais gentils. "

Avait-on rêvé ? Etait-ce bien elle qui avait parlé ? Qui cela pouvait-il être sinon elle car nous étions seuls ?

" Parce que c'est aujourd'hui Noël... et que vous êtes tous ensemble... Que votre famille est belle et unie... Car il n'y a rien de plus beau au monde que l'amour. "

Que racontait-elle ? On ne comprenait pas bien...

" Réunissez les gens qui vous sont proches, même si pour eux ce jour n'est pas une fête. Car c'est la naissance d'un enfant auquel ils ne croient pas. Mais invitez-le car une fête se doit d'être partagé entre personnes qui s'aiment... "

" Faites ça ! et votre cadeau tombera du ciel... "

Elle s'éleva de ma paume en battant de ses ailes blanches. Elle s'approcha de ma joue et y déposa un baiser. Puis elle se glissa jusqu'à mon oreille et me murmura ces mots " Fais passer le message... Si Noël n'était qu'une fête pour être ensemble... "

Puis elle s'éloigna entourée de sa couronne de lumière et finit par disparaître à l'horizon. Mes frères et moi tombâmes par terre ; tout cela était un peu trop pour nous... Trop compliqué surtout... Nous nous sentions dans un rêve dont on s'éveillerait bientôt.

Le ciel était toujours couvert et le vent se faisait plus fort. On rentra donc en courant chez nous. Nous ne parlâmes pas de cette affaire ni entre nous et encore moins à nos parents. Cela semblait trop irréel pour être vrai.

Mais malgré moi, tandis que j'épluchais pour aider maman les pommes de terre qu'elle avait sorti du sol quelques heures auparavant, je me mis à penser aux paroles de la petite fée. " une fête pour être ensemble... " Oui, mais nous étions déjà tous ensemble.

" même si pour eux ce n'est pas une fête... " J'entendais encore sa petite voix dire ces mots... Que signifiaient-ils ? Pour qui Noël n'est pas une fête ?

Ah oui, bien sur...

Nous allions tous à l'école du village mais dans cette école nous n'étions pas que des catholiques. Il y avait aussi bien des musulmans et des juifs. Nous nous entendions bien avec eux et on jouait souvent ensemble dans la cour ou en dehors. Mais pour eux Noël n'est pas un jour de fête car ils ne croient pas au petit Jésus comme nous...

" Dis maman... Est-ce qu'on peut inviter quelqu'un à la maison pour le repas de ce soir ? " Ca avait été plus fort que moi, les mots étaient sortis tous seuls de ma bouche ; je ne me rappelais même pas les avoir pensés.

" Pourquoi ? Et qui veux-tu inviter ? me répondit maman d'un air absent. Elle était en train de remplir la poule de viande.

  • Je ne sais pas... Mais c'est grave si c'est des gens qui croient pas à Jésus que j'aimerais inviter...
  • Non, ce n'est pas grave... Enfin je ne crois pas... Mais Andrée que te passe-t-il par la tête ?
  • J'ai juste pensé à ça, je ne sais pas pourquoi... "

Mémé et Antoinette qui étaient elles aussi dans la petite cuisine se tournèrent vers moi.

" Ce n'est pas bête la question à la petite, finit par dire la grand-mère

  • De quoi mémé ? lança ma sœur. Elle ne comprenait pas... En vérité, je ne savais pas bien moi même où je voulais en venir.
  • De toute manière, ce n'est pas à nous de décider de ce genre de choses et vous le savez belle-maman. " Mémé remua la main de bas en haut : elle faisait souvent ça pour dire qu'elle comprenait. Elle sortit de la pièce en me faisant signe de la suivre. Maman lui lança un regard plutôt noir : elle avait besoin de moi dans la cuisine.

" Va chercher tes amis de l'école avec tes frères. Je vais vous faire un petit gâteau ; en attendant qu'il soit prêt vous pourrez jouer dehors...

  • Mais papa et maman ne vont pas être contents ; il faut qu'on les aide. Papa va bientôt partir aux champs et il voudra les garçons avec lui. Et maman veut que je l'aide à la cuisine..., lui répondis-je.
  • Je parlerais à mon fils, ne t'inquiètes donc pas Andrée. Il écoutera bien sa vieille mère... Si tu veux vraiment être avec tes amis de l'école, va les chercher... "

Est-ce que c'était bien ce que je voulais ? " une fête pour être ensemble... " avait-elle dit... Ils ne sont pas de ma famille, ni de ma religion mais aujourd'hui pour nous c'est une fête, alors pourquoi ils n'en profiteraient pas un peu avec nous...

Nous étions tous dans la cour devant la maison. Mon père avait cédé devant ma grand-mère et nous avait autorisés à jouer. On se croirait à l'école car nous étions tous là. Les mères de certains d'entre mes copains de classe les avaient accompagnés, et elles discutaient avec ma mère en ne nous quittant pas de l'œil.

Le ciel s'ouvrit alors mais pas pour laisser tomber la pluie. Ce fut une poudre blanche et éphémère qui tomba sur nous en doux flocons.

De la neige, vous rendez-vous compte... Il neigea pendant une demi heure. Tout le monde était sorti de chez soi et ensemble dans les rues du village, ils avaient tous la tête levée vers le ciel. Est-ce un miracle ?

Moi je savais que non... C'était le cadeau promis par une petite fée aux yeux verts.

Mamie avait terminé son histoire et par la fenêtre nous perçûmes les premiers flocons de l'hiver. Ce serait probablement les seuls, car par chez nous il ne neige pas beaucoup.

Elle nous a quitté depuis quelques années, papi aussi. Puis à mon tour, je suis devenue maman. J'aurais aimé qu'ils voient ça...

Je suis Marie et aujourd'hui c'est moi qui raconte les histoires. Mes enfants sont encore petits, mais autour de moi, il y a mes petits cousins et mes neveux et nièces qui écoutent avec plaisir les histoires d'antan.

La maison de notre enfance, celle de nos grands-parents, n'a pas changé. Le vieux fauteuil où s'asseyait mamie est toujours là, et c'est moi aujourd'hui qui suis assise dessus. Je n'ai pas oublié cette histoire, son histoire...

Et même si depuis longtemps je sais qu'elle l'a inventé de toutes parts pour nous, je l'aime encore et la raconte à mon tour avec plaisir.

Nous sommes ensemble...

Et c'est Noël.

 


En espérant que vous êtes arrivés au bout... ^^

Tifet

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